La Note, du bulletin municipal au journal intime

lanote

Nous constatons une fois encore que la publicité que s’offre le maire dans le dernier bulletin municipal est un dérivatif à sa pénurie de perspectives pour la ville et à l’inventaire de ses actions au mieux insignifiantes mais plus souvent regrettables. Il réquisitionne à la fois l’édito du bulletin municipal et la tribune libre respectivement consacrés au maire élu de tous les Mantevillois et à sa formation politique. A défaut de pouvoir parler de notre ville, le maire ne s’encombre pas de ces conventions et comble le vide en parlant de sa personne.

L’écriture est un moyen accessible pour refouler ses craintes, envisager ses envies ou donner corps à ses fantasmes. Tout un chacun peut s’essayer à cet exercice et remplir les pages blanches d’un cahier neuf ou d’un éditeur de texte. Il se trouve que dans la Note n°98, M Nauth partage sa rédaction personnelle à grand frais pour le contribuable Mantevillois (tirage à 10500 exemplaires). La difficulté lorsqu’on est un jeune auteur c’est de trouver son style. Malheureusement pour lui, M Nauth tâtonne encore et assemble sans grand talent plusieurs genres ; hésitant entre la fable, la note de synthèse et l’article de presse en mode AFP.

Malgré une syntaxe laborieuse, il semble plus à son aise dans le polar (« j’ai personnellement mené mon enquête ») et le roman d’anticipation (« Il est donc très probable que le juge administratif suivra les conclusions de ce dernier [le rapporteur public, ndlr] ») que dans la fiction : « un système de fraude électorale aurait été organisé », « Quoi qu’il arrive, mon équipe et moi-même continuerons à agir pour notre commune ».
Pour étayer son réquisitoire face aux « protestataires » il en vient même à abuser du plagiat en reprenant les qualificatifs qui définissent le mieux sa politique « aussi fantaisiste que nauséabonde ».
Enfin il reconnait dans son plaidoyer, que la démocratie et l’usage de ses outils sont bien loin des habitudes de son parti : « Je vous rappelle qu’aucun membre du FN ne se trouvait derrière ces bureaux de vote ».

Même si nous nous réjouissons que le maire n’ait pas employé le bulletin municipal de Décembre pour publier sa lettre au Père Noël nous lui demandons vivement de ne pas utiliser les moyens de communication de la ville pour s’épancher sur sa situation personnelle comme le ferait un adolescent dans son journal intime.

Retour sur la réunion publique du 26 septembre 2014

La première réunion publique organisée le 26 septembre par le CRIC sur le thème Le désintérêt pour la vie politique a réuni une quarantaine de personnes.

La réunion s’est ouverte sur une présentation de l’association suivie par une intervention posant les bases du débat qui s’est organisé en 2 temps :

Des intervenants évoquent différentes causes :

  • La non prise en compte du vote des citoyens
  • Les élus qui ne tiennent pas leurs promesses
  • Le manque de lien entre les élus et les citoyens
  • Les campagnes délétères et/ou inintéressantes
  • L’image négative véhiculée par les élus

Ces différentes causes provoquent un rejet voire un dégoût de la chose politique.

Des intervenants évoquent différentes solutions :

  • La nécessité de créer des canaux qui dépassent le cadre strictement partisan
  • La nécessité de créer des réseaux solidaires, d’organiser des rencontres inter-quartiers
  • La nécessité de s’informer, d’aller chercher l’information et de connaître les canaux d’information
  • La mise en place d’une véritable démocratie participative

Les membres du CRIC remercient toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette première rencontre.
Merci également à Amanda Petitgrand pour son travail sonore.

Vous pouvez réécouter la première partie du débat sur notre chaîne Youtube.