Compte-rendu du conseil d’école de la Maternelle Les Plaisances – 13 mars 2015

Le 13 mars dernier avait lieu le conseil d’école de la maternelle des Plaisances. La directrice, les enseignants et les représentants des parents d’élèves y ont pris part, tout comme M le Maire et son adjointe aux affaires scolaires.

Lors du précédent conseil d’école, l’adjointe en responsabilité s’était engagée au nom de la municipalité sur la réfection de l’école, la considérant officiellement comme prioritaire. Aussi il avait été convenu que la peinture complète de l’école serait engagée. Finalement ce sera, au mieux, une des classes qui pourra bénéficier de ce rafraichissement tant attendu. Face à la déception et l’indignation exprimées suite à cette réponse, le maire a donc demandé de « ne pas poser de questions dans ces cas-là ». Une des enseignantes lui rappelle l’intérêt des conseils d’école.

M le Maire s’emporte alors et explique qu’il pourrait faire des reproches à l’équipe pédagogique, qui l’invite à le faire en séance. Celui-ci s’exécute avec véhémence et adopte une attitude très agressive, change radicalement de ton, et, s’adressant à ladite enseignante agacée, se penche vers elle, tente de l’intimider en criant qu’il n’est absolument pas amusé « que 400000€ soient perdus parce que les parents d’élèves ne payaient pas leurs factures de cantine ».

L’ensemble de l’équipe enseignante ainsi que les parents, lui notifient clairement que ses propos sont déplacés et que les enseignants ne sont pas responsables des faits reprochés. L’enseignante attaquée lui demande de changer de ton. Une représentante de parents d’élève lui notifie qu’il n’est absolument pas admissible en conseil d’école qu’une agression de cet ordre, surtout avec des accusations non justifiées, ait lieu.

En réponse M le Maire lui demandera si elle a déjà été agressée. Choquée par la réponse, elle décide de quitter la réunion, et lui conseille de répondre aux questions autrement que par d’autres questions inconvenantes. Elle est suivie de l’enseignante vilipendée.

Un autre parent d’élève rappelle ensuite à l’adjointe aux affaires scolaires ses engagements qui ne sachant que répondre s’en remettra au Maire avant de quitter, elle aussi, la réunion.

La réunion se poursuit finalement sur les explications de M le Maire :

  • Aucune proposition n’est avancée sur les rythmes scolaires ni aucune explication donnée pour justifier l’usage des 50€ de subventions par élève versés par la CAF.
  • Concernant le manque de place en périscolaire, M le Maire n’apporte aucune réponse concrète mais fait part de son opinion autour du rôle de la femme dans la société : « Les modes de garde ne sont pas obligatoirement du ressort de la collectivité », « la garde en collectivité n’est pas le meilleur moyen d’éduquer les enfants ». Ignore-t-il que les assistantes maternelles agréées sont gérées par la collectivité municipale ? Et surtout qu’elles encadrent les enfants avant leur scolarité et non pendant les temps périscolaires ?
  • Au sujet du recrutement d’un remplaçant suite au départ de la directrice du service enfance de Mantes La ville, le maire reste évasif et dit que le service sera remanié pour assurer la continuité.

Il se déclare également surpris que les personnes qu’il rencontre ne l’interrogent pas sur les problèmes scolaires et doute que les représentants élus représentent correctement les autres parents d’élèves.

Avant de conclure la séance tous les participants restants lui confirment que son attitude a été agressive. Il se justifie en expliquant que ce n’était pas volontaire mais que surtout l’enseignante l’avait bien provoqué. Malgré tout, lorsqu’il a quitté l’école, il n’adressera aucune excuse à l’enseignante en question qui attendait ses collègues.

Finalement le non-respect des engagements est dénoncé et les membres de l’équipe enseignante ainsi que les parents d’élèves déplorent qu’en plus de l’absence de réponse, ce conseil d’école ait donné lieu à des échanges houleux et à une altercation violente de la part d’un élu local.

Les parents d’élèves élus de l’école Maternelle des Plaisances

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La Ligue des Droits de l’Homme privée de local associatif

La LDH fut créée en 1898, pour défendre un innocent le capitaine Dreyfus, sur le principe :

tout Homme dont le droit serait bafoué ou la liberté menacée est assuré de trouver auprès de nous aide et assistance

La section locale de cette association loi 1901 utilise depuis une vingtaine d’années un local à Maupomet (bureau pour les archives et les réunions du comité) et tient des permanences au CVS de l’Arche en Ciel des Brouets pour recevoir des citoyens en difficulté.

Pour l’année 2015, le Maire de Mantes-la-Ville dénonce la convention avec l’association et lui demande de libérer ces locaux pour le 31 mars.

Quelle est la motivation de la municipalité : l’intérêt général ou une autre raison ?
– FINANCIÈRE ? Nous doutons de l’intérêt des économies réalisées en ne prêtant pas ce local, lequel ne fournira jamais une ressource financière
– IDÉOLOGIQUE ? La municipalité témoignerait ainsi de son désintérêt pour les moins favorisés de nos concitoyens
– RIVALITÉ POLITICIENNE ? Le maire aurait choisi de « punir » la présidente de la LDH qui est une élue de l’opposition ? C’est faire bien peu de cas des conséquences réelles et de l’intérêt général

Le CRIC dénonce cette mesure qui prive la LDH d’un local pour recevoir les citoyens et s’associe aux actions de soutien pour l’intérêt des plus démunis.