La majorité creuse encore et ne s’attaque, comme d’habitude, qu’à l’intérêt général

Depuis le début du mandat, l’opposition municipale a donné trop peu souvent l’occasion d’être complimentée pour son action et sa capacité à mettre en défaut la majorité municipale ; ce fut malheureusement plus généralement le contraire*. Cependant le communiqué de presse de Monsieur le Maire de Mantes-la-Ville du 31 mars 2017 qui voudrait relever le manque de pertinence des interventions des élus d’opposition lors du dernier Conseil Municipal est d’une mauvaise foi outrancière.
Certes il aurait été opportun d’appuyer davantage sur la baisse – en quantité et en qualité – des prestations proposées aux habitants, ce qui pour les même taux d’imposition revient à opérer une augmentation sournoise des charges.
Certes il aurait été intéressant de rappeler que l’ambition politique mise en place depuis maintenant 3 ans consiste seulement à rembourser les emprunts et réaliser les opérations courantes au détriment de tout ce qui fait le dynamisme social, culturel et économique d’une commune.
Certes il aurait été perspicace de noter que les seuls investissements qui relèvent de la volonté politique de l’équipe municipale en charge et qui ne souffrent d’aucune restriction budgétaire concernent uniquement la Police Municipale et la vidéo-surveillance.
Certes il aurait été approprié de mentionner que la jeunesse de Mantes-la-Ville est laissée pour compte, que les CVS tournent au ralenti, que la ville n’emploie plus ses jeunes pendant les périodes scolaires. Que les activités périscolaires sont consternantes.
Certes il aurait été utile de demander des arguments vérifiables sur les préjudices financiers pour la ville que semble dénoncer Monsieur le Maire suite aux transferts de compétences à la Communauté Urbaine.
Si l’opposition avait quelques idées sur le sujet, il aurait été audacieux de signaler que les préoccupations des mantevillois ne sont pas prises en compte dans le projet politique de la majorité FN.
Globalement il aurait été intelligent de confondre le Maire sur sa politique qui ne profite à aucun mantevillois mais qui n’a comme seul objectif de remplir des critères comptables qu’il espère faire valoir lors des prochaines élections municipales.
Mais à part ça, comment questionner Monsieur le Maire et ses adjoints sur l’avenir de Mantes-la-Ville quand il n’y a aucun projet à débattre ?
La mise en évidence des erreurs, des imprécisions et de l’opacité des réponses apportées lors de la présentation du compte administratif 2016, du budget primitif 2017 et même auparavant lors du débat d’orientation budgétaire est déjà suffisante pour révéler le manque de considération de la municipalité à l’égard de l’opposition, du débat démocratique et des habitants de Mantes-la-Ville.
Par ailleurs l’opposition s’interroge, à juste titre et démonstration à l’appui, sur la sincérité des budgets soumis au vote du conseil municipal. De notre côté nous n’avons aucun doute sur le caractère équivoque et insidieux de leurs présentations.
De nombreux éléments présentés comme des « économies » réalisées sont tout à fait hypocrites et parfois obscènes.
· Pouvons-nous qualifier d’économie l’enveloppe budgétaire réservée pour les dépenses imprévues et non dépensée ?
· Pouvons-nous qualifier d’économie les dépenses non réalisées pour les sorties scolaires, dont les annulations sont justifiées par le plan Vigipirate ?
· Les transferts de personnel à la Communauté Urbaine et les postes supprimés peuvent-ils eux-aussi être qualifiés d’économies ?
Pour persuader ses administrés qu’il gère sa ville avec rigueur et bon sens, Monsieur le Maire emploie des combinaisons fantaisistes et des torsions improbables. Quand on n’omet pas de rappeler les dégradations occasionnées par l’application autoritaire de la politique du Front National il est inconcevable de qualifier cette gouvernance comme une gestion en bon père de famille. Ou alors celle des Thénardier.
Ces constats ont déjà été formulés lors des deux précédents budgets et à chaque fois nous avons dû tirer la même conclusion : l’action politique ne profite pas aux mantevillois qui voient leur cadre de vie se dégrader et leurs contributions fiscales rester au même niveau, voire augmenter. Monsieur le Maire qualifie son administration de prudente ; au regard des résultats constatés nous la trouverions plutôt amorphe, paresseuse, dogmatique et inconséquente.
Non, cette gestion « low cost » n’est pas une chance, c’est une désolation.
Le Collectif de Réflexion et d’Initiatives Citoyennes
*Lire « minorité invisible » en dernière page du Contrepoint n°02 http://fr.calameo.com/read/004165528d459fe963cc5

éCRICtoire aux Merisiers, samedi 1er avril 2017

Eric gérant du Franprix

Le 1er avril c’est le jour de l’amitié, nous avons donc souhaité réunir les commerçants, les habitants, les clients et les usagers afin de partager le verre de l’amitié. Cela permet de se connaître, de se reconnaître et d’interpeller les clients qui sont par ailleurs timides.

Nazim patron de RIS

Il est installé professionnellement aux Merisiers depuis septembre 2013 mais habite Mantes-la-Ville et ce quartier depuis 20 ans. Il tient une page Facebook qui compte presque 4000 membres «Je suis de Mantes la Ville… » dans laquelle il essaye de faire parler de la ville et ses habitants. Il manque des structures pour les jeunes et notamment un centre de médiation pour leur permettre de se retrouver, un club ados avec des jeux, un babyfoot. Le CVS n’est pas mis en valeur, il n’y a pas de communication. Il aime bien son quartier et il est heureux que ce rassemblement de samedi permette à de nombreux habitants du quartier de discuter entre eux. Les commerçants ne se parlaient pas trop entre eux, cela permet de se connaître.

Diambéré

Originaire de Mantes-la-Ville, il est revenu s’installer dans le centre depuis 6 ans.  Il regrette les incivilités et notamment que sa  voiture ait été enfoncée à deux reprises. Le quartier dans le centre est agréable à vivre grâce au grand parc. Il y avait des animations mais ça a changé depuis 2-3 ans ; la ville n’est plus aussi dynamique qu’elle l’était. Les bâtiments publics ne sont plus fréquentés comme avant, notamment les CVS où on avait la parole, le lien se créait. Aujourd’hui il n’y a plus de lieu ou d’endroit où s’exprimer sur les difficultés qu’on rencontre, donner notre point de vue sur l’amélioration du quotidien des habitants.

Cette petite fête est une bonne initiative qui permet aux habitants de toutes les générations, les commerçants et les artisans de se réunir, de rigoler, de festoyer et d’échanger. C’est une initiative à développer entre chaque quartier.

William

Travaille dans l’animation sur le Mantois. Mantevillois depuis toujours il habite aux Merisiers. Il regrette que le budget animation sur Mantes-la-Ville soit trop faible, l’absence de sorties et d’activités qui ne peuvent pas se justifier par le seul Plan Vigipirate. Il n’y a plus de salles de CVS disponibles et déplore d’absence de motif sur les refus d’octroi des salles.

Mantes-la-Ville a 20 ans de retard au niveau du tissu associatif. Il n’y a plus d’enfants dans les centres de loisirs car il n’y a plus d’activité ni de matériel. Le maire dit qu’il travaille pour la population mais ce n’est pas la réalité. Il fait des économies mais à quel prix ?

Adamsy

Il constate que rien n’est proposé pour les petits entre à partir de 7 ans et plus. Il y a beaucoup de terrains aux Merisiers mais aucun n’est exploité. Les petits trainent trop dans le centre ; il manque des éducateurs. Au CVS on faisait de la danse et de la musique, des stages de formation. Les choses ont changé.

Christelle

Vient régulièrement aux Merisiers car elle aime les liens qu’il y a. Elle habite en haut du domaine. Le lien social est à cultiver. Il faut oser aller parler avec les gens. Les jeunes du quartier font peur mais c’est juste une idée. Il y avait plus d’animation avant.