Ça booste sous les pavés, Mantes-la-Ville 3 ans après

Mardi dernier Squale recevait Romain Carbonne dans son émission « Ça booste sous les pavés » pour discuter du CRIC, de Mantes-la-Ville, du FN et de politique.

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de Radio libertaire (FM 89.4).

>> https://www.radio-libertaire.net/ <<

Nous pouvons apporter quelques observations aux taux de participation des scrutins, nous pouvons encourager chacun à s’investir dans la vie politique de sa commune et nous considérons que l’extrême-droite est inconciliable avec les valeurs de la République. Pour autant le CRIC n’a pas vocation à commenter le résultat des élections ni à donner quelque consigne de vote.

Nous pensons également qu’un maire, premier magistrat de la commune, doit agir dans le respect du mandat qui lui a été confié : il est élu pour exécuter les décisions du conseil, représenter la commune et exécuter des fonctions d’agent du pouvoir central sous l’autorité du préfet.

M Nauth, dans sa sphère privée, est libre de partager l’analyse politique qu’il fait du 1er tour des élections et donner les consignes qu’il veut à qui voudra bien l’écouter. En revanche les ressources de Mantes-la-Ville ne sont pas destinées à servir de matériel de campagne. Il y a là un sujet qui devrait intéresser la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques).

Il nous semble que le maire fait un usage excessif de ses prérogatives en utilisant les vecteurs de communication officiels de Mantes-la-Ville pour publier le communiqué de presse ci-après. Aussi nous appelons M Nauth à la raison et à la prudence dans ses propos et dans ses actes, lorsqu’il s’exprime ou agit en tant que premier magistrat de la commune.

communiqué de presse MlV 24042017

La majorité creuse encore et ne s’attaque, comme d’habitude, qu’à l’intérêt général

Depuis le début du mandat, l’opposition municipale a donné trop peu souvent l’occasion d’être complimentée pour son action et sa capacité à mettre en défaut la majorité municipale ; ce fut malheureusement plus généralement le contraire*. Cependant le communiqué de presse de Monsieur le Maire de Mantes-la-Ville du 31 mars 2017 qui voudrait relever le manque de pertinence des interventions des élus d’opposition lors du dernier Conseil Municipal est d’une mauvaise foi outrancière.
Certes il aurait été opportun d’appuyer davantage sur la baisse – en quantité et en qualité – des prestations proposées aux habitants, ce qui pour les même taux d’imposition revient à opérer une augmentation sournoise des charges.
Certes il aurait été intéressant de rappeler que l’ambition politique mise en place depuis maintenant 3 ans consiste seulement à rembourser les emprunts et réaliser les opérations courantes au détriment de tout ce qui fait le dynamisme social, culturel et économique d’une commune.
Certes il aurait été perspicace de noter que les seuls investissements qui relèvent de la volonté politique de l’équipe municipale en charge et qui ne souffrent d’aucune restriction budgétaire concernent uniquement la Police Municipale et la vidéo-surveillance.
Certes il aurait été approprié de mentionner que la jeunesse de Mantes-la-Ville est laissée pour compte, que les CVS tournent au ralenti, que la ville n’emploie plus ses jeunes pendant les périodes scolaires. Que les activités périscolaires sont consternantes.
Certes il aurait été utile de demander des arguments vérifiables sur les préjudices financiers pour la ville que semble dénoncer Monsieur le Maire suite aux transferts de compétences à la Communauté Urbaine.
Si l’opposition avait quelques idées sur le sujet, il aurait été audacieux de signaler que les préoccupations des mantevillois ne sont pas prises en compte dans le projet politique de la majorité FN.
Globalement il aurait été intelligent de confondre le Maire sur sa politique qui ne profite à aucun mantevillois mais qui n’a comme seul objectif de remplir des critères comptables qu’il espère faire valoir lors des prochaines élections municipales.
Mais à part ça, comment questionner Monsieur le Maire et ses adjoints sur l’avenir de Mantes-la-Ville quand il n’y a aucun projet à débattre ?
La mise en évidence des erreurs, des imprécisions et de l’opacité des réponses apportées lors de la présentation du compte administratif 2016, du budget primitif 2017 et même auparavant lors du débat d’orientation budgétaire est déjà suffisante pour révéler le manque de considération de la municipalité à l’égard de l’opposition, du débat démocratique et des habitants de Mantes-la-Ville.
Par ailleurs l’opposition s’interroge, à juste titre et démonstration à l’appui, sur la sincérité des budgets soumis au vote du conseil municipal. De notre côté nous n’avons aucun doute sur le caractère équivoque et insidieux de leurs présentations.
De nombreux éléments présentés comme des « économies » réalisées sont tout à fait hypocrites et parfois obscènes.
· Pouvons-nous qualifier d’économie l’enveloppe budgétaire réservée pour les dépenses imprévues et non dépensée ?
· Pouvons-nous qualifier d’économie les dépenses non réalisées pour les sorties scolaires, dont les annulations sont justifiées par le plan Vigipirate ?
· Les transferts de personnel à la Communauté Urbaine et les postes supprimés peuvent-ils eux-aussi être qualifiés d’économies ?
Pour persuader ses administrés qu’il gère sa ville avec rigueur et bon sens, Monsieur le Maire emploie des combinaisons fantaisistes et des torsions improbables. Quand on n’omet pas de rappeler les dégradations occasionnées par l’application autoritaire de la politique du Front National il est inconcevable de qualifier cette gouvernance comme une gestion en bon père de famille. Ou alors celle des Thénardier.
Ces constats ont déjà été formulés lors des deux précédents budgets et à chaque fois nous avons dû tirer la même conclusion : l’action politique ne profite pas aux mantevillois qui voient leur cadre de vie se dégrader et leurs contributions fiscales rester au même niveau, voire augmenter. Monsieur le Maire qualifie son administration de prudente ; au regard des résultats constatés nous la trouverions plutôt amorphe, paresseuse, dogmatique et inconséquente.
Non, cette gestion « low cost » n’est pas une chance, c’est une désolation.
Le Collectif de Réflexion et d’Initiatives Citoyennes
*Lire « minorité invisible » en dernière page du Contrepoint n°02 http://fr.calameo.com/read/004165528d459fe963cc5

Ce qu’il faut retenir du Conseil Municipal du 29 mars 2017

– Des erreurs et des incohérences entre les chiffres soumis à l’opposition en commission et ceux présentés en Conseil Municipal, qui contestent l’extrême rigueur dont se réclame l’adjoint aux finances.
– Une présentation trompeuse du compte administratif et des économies réalisées, 200k€ de « dépenses imprévues » non utilisées ne sont pas des économies, des postes transférés ou supprimés et non remplacés ne sont pas des économies, la suppression des sorties en transport collectif n’est pas une économie, …
– Une ambition politique réduite à la seule rénovation, mise aux normes et investissements contraints.
– Des financements priorisés pour la Police Municipale et la vidéosurveillance sans que cet investissement ne soit objectivement justifié.
– Des cessions immobilières qui gonflent généreusement les recettes. Jusqu’à quand ?
– Des prestations à la population qui diminuent d’année en année et qui sont en deçà de ce que la population mantevilloise est en droit d’attendre de sa commune (crèches, activités périscolaires, service publique, action sociale et culturelle, etc.)
– Des promesses de projets « structurants » pour la ville. Lesquels ? En n’entendrons-nous jamais parler un jour ?
– La vie associative, la promotion culturelle, le dynamisme économique, la rénovation urbaine, le lien social, la citoyenneté et la solidarité encore et toujours laissés pour compte dans le programme politique de la majorité municipale FN de Mantes-la-Ville.

Des constats déjà formulés lors des deux précédents budgets et une conclusion tout aussi identique : l’action politique ne profite pas aux mantevillois qui voient leur cadre de vie se dégrader et leurs contributions fiscales rester au même niveau. M le Maire qualifie son administration de prudente ; au regard des résultats constatés nous pourront la trouver amorphe, paresseuse, dogmatique et inconséquente.

Non, cette gestion « low cost » n’est pas une chance, c’est une désolation.

#FNContreLePeuple

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/ dégonflé

Lors du Conseil Municipal du 30 novembre 2016, M le Maire a déclaré vouloir organiser des réunions publiques pour débattre de son action après 3 années de mandat.
Monsieur NAUTH : « Éventuellement oui, enfin j’ai l’intention de faire des réunions publiques en 2017, pour tirer un bilan mi-mandat. » (1) 
Il insistait d’ailleurs sur le cadre très ouvert de ces réunions, qui pourraient porter sur l’ensemble de son action politique sans restriction ni censure.
Monsieur NAUTH : « Non mais en l’occurrence ça s’organiserait dans un autre cadre. Une réunion d’information, j’en ai déjà fait, sur des points très précis, c’est destiné aux Mantevillois, mais on peut organiser un débat sur tous les sujets, commune sans migrants, la mosquée, enfin tout ce que vous voulez. » (1) 
Est-ce le changement d’année ou les consignes de son parti qui ont eu raison de ses velléités de débat avec ses administrés. Quoi qu’il en soit, ce qui devait être une rencontre entre les mantevillois et leurs élus se transforme en rencontre entre les mantevillois et des experts de la fibre, c’est à dire une société privée. Une réunion qui comme le rappelle M le Maire dans son édito (2) « concernera uniquement le thème du déploiement de la fibre optique ». Pour notre plus grand regret, ce cadre semble nettement plus restrictif que ce qui avait été évoqué en Conseil Municipal. Nous ne nous étalerons pas sur l’espace publicitaire offert à un opérateur télécom dans le magazine d’information municipal. Ni sur le fait que ce contenu « publi-rédactionnel » ne mentionne nullement la présence de M le Maire pendant cette réunion publique. Nous ne nous étalerons pas là-dessus mais nous tenons tout même à le souligner.

La majorité municipale se sentirait elle incapable de soutenir un débat raisonnable, sérieux et constructifs avec les citoyens ?

Nous ne laisserons personne dans une telle situation de détresse ; pas même ces élus du Front National. Nous leurs proposons donc de pallier à leur manque d’expérience et de compétence en organisant et en animant une réunion publique où ils pourront être interrogés par leurs administrés sur tous les sujets (« commune sans migrants, la mosquée, tout ce que vous voudrez », etc.).
Ne nous remerciez pas M le Maire, cela fait partie des missions du CRIC, le souci de l’intérêt général des Mantevillois.