Nous pouvons apporter quelques observations aux taux de participation des scrutins, nous pouvons encourager chacun à s’investir dans la vie politique de sa commune et nous considérons que l’extrême-droite est inconciliable avec les valeurs de la République. Pour autant le CRIC n’a pas vocation à commenter le résultat des élections ni à donner quelque consigne de vote.

Nous pensons également qu’un maire, premier magistrat de la commune, doit agir dans le respect du mandat qui lui a été confié : il est élu pour exécuter les décisions du conseil, représenter la commune et exécuter des fonctions d’agent du pouvoir central sous l’autorité du préfet.

M Nauth, dans sa sphère privée, est libre de partager l’analyse politique qu’il fait du 1er tour des élections et donner les consignes qu’il veut à qui voudra bien l’écouter. En revanche les ressources de Mantes-la-Ville ne sont pas destinées à servir de matériel de campagne. Il y a là un sujet qui devrait intéresser la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques).

Il nous semble que le maire fait un usage excessif de ses prérogatives en utilisant les vecteurs de communication officiels de Mantes-la-Ville pour publier le communiqué de presse ci-après. Aussi nous appelons M Nauth à la raison et à la prudence dans ses propos et dans ses actes, lorsqu’il s’exprime ou agit en tant que premier magistrat de la commune.

communiqué de presse MlV 24042017

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La majorité creuse encore et ne s’attaque, comme d’habitude, qu’à l’intérêt général

Depuis le début du mandat, l’opposition municipale a donné trop peu souvent l’occasion d’être complimentée pour son action et sa capacité à mettre en défaut la majorité municipale ; ce fut malheureusement plus généralement le contraire*. Cependant le communiqué de presse de Monsieur le Maire de Mantes-la-Ville du 31 mars 2017 qui voudrait relever le manque de pertinence des interventions des élus d’opposition lors du dernier Conseil Municipal est d’une mauvaise foi outrancière.
Certes il aurait été opportun d’appuyer davantage sur la baisse – en quantité et en qualité – des prestations proposées aux habitants, ce qui pour les même taux d’imposition revient à opérer une augmentation sournoise des charges.
Certes il aurait été intéressant de rappeler que l’ambition politique mise en place depuis maintenant 3 ans consiste seulement à rembourser les emprunts et réaliser les opérations courantes au détriment de tout ce qui fait le dynamisme social, culturel et économique d’une commune.
Certes il aurait été perspicace de noter que les seuls investissements qui relèvent de la volonté politique de l’équipe municipale en charge et qui ne souffrent d’aucune restriction budgétaire concernent uniquement la Police Municipale et la vidéo-surveillance.
Certes il aurait été approprié de mentionner que la jeunesse de Mantes-la-Ville est laissée pour compte, que les CVS tournent au ralenti, que la ville n’emploie plus ses jeunes pendant les périodes scolaires. Que les activités périscolaires sont consternantes.
Certes il aurait été utile de demander des arguments vérifiables sur les préjudices financiers pour la ville que semble dénoncer Monsieur le Maire suite aux transferts de compétences à la Communauté Urbaine.
Si l’opposition avait quelques idées sur le sujet, il aurait été audacieux de signaler que les préoccupations des mantevillois ne sont pas prises en compte dans le projet politique de la majorité FN.
Globalement il aurait été intelligent de confondre le Maire sur sa politique qui ne profite à aucun mantevillois mais qui n’a comme seul objectif de remplir des critères comptables qu’il espère faire valoir lors des prochaines élections municipales.
Mais à part ça, comment questionner Monsieur le Maire et ses adjoints sur l’avenir de Mantes-la-Ville quand il n’y a aucun projet à débattre ?
La mise en évidence des erreurs, des imprécisions et de l’opacité des réponses apportées lors de la présentation du compte administratif 2016, du budget primitif 2017 et même auparavant lors du débat d’orientation budgétaire est déjà suffisante pour révéler le manque de considération de la municipalité à l’égard de l’opposition, du débat démocratique et des habitants de Mantes-la-Ville.
Par ailleurs l’opposition s’interroge, à juste titre et démonstration à l’appui, sur la sincérité des budgets soumis au vote du conseil municipal. De notre côté nous n’avons aucun doute sur le caractère équivoque et insidieux de leurs présentations.
De nombreux éléments présentés comme des « économies » réalisées sont tout à fait hypocrites et parfois obscènes.
· Pouvons-nous qualifier d’économie l’enveloppe budgétaire réservée pour les dépenses imprévues et non dépensée ?
· Pouvons-nous qualifier d’économie les dépenses non réalisées pour les sorties scolaires, dont les annulations sont justifiées par le plan Vigipirate ?
· Les transferts de personnel à la Communauté Urbaine et les postes supprimés peuvent-ils eux-aussi être qualifiés d’économies ?
Pour persuader ses administrés qu’il gère sa ville avec rigueur et bon sens, Monsieur le Maire emploie des combinaisons fantaisistes et des torsions improbables. Quand on n’omet pas de rappeler les dégradations occasionnées par l’application autoritaire de la politique du Front National il est inconcevable de qualifier cette gouvernance comme une gestion en bon père de famille. Ou alors celle des Thénardier.
Ces constats ont déjà été formulés lors des deux précédents budgets et à chaque fois nous avons dû tirer la même conclusion : l’action politique ne profite pas aux mantevillois qui voient leur cadre de vie se dégrader et leurs contributions fiscales rester au même niveau, voire augmenter. Monsieur le Maire qualifie son administration de prudente ; au regard des résultats constatés nous la trouverions plutôt amorphe, paresseuse, dogmatique et inconséquente.
Non, cette gestion « low cost » n’est pas une chance, c’est une désolation.
Le Collectif de Réflexion et d’Initiatives Citoyennes
*Lire « minorité invisible » en dernière page du Contrepoint n°02 http://fr.calameo.com/read/004165528d459fe963cc5

éCRICtoire aux Merisiers, samedi 1er avril 2017

Eric gérant du Franprix

Le 1er avril c’est le jour de l’amitié, nous avons donc souhaité réunir les commerçants, les habitants, les clients et les usagers afin de partager le verre de l’amitié. Cela permet de se connaître, de se reconnaître et d’interpeller les clients qui sont par ailleurs timides.

Nazim patron de RIS

Il est installé professionnellement aux Merisiers depuis septembre 2013 mais habite Mantes-la-Ville et ce quartier depuis 20 ans. Il tient une page Facebook qui compte presque 4000 membres «Je suis de Mantes la Ville… » dans laquelle il essaye de faire parler de la ville et ses habitants. Il manque des structures pour les jeunes et notamment un centre de médiation pour leur permettre de se retrouver, un club ados avec des jeux, un babyfoot. Le CVS n’est pas mis en valeur, il n’y a pas de communication. Il aime bien son quartier et il est heureux que ce rassemblement de samedi permette à de nombreux habitants du quartier de discuter entre eux. Les commerçants ne se parlaient pas trop entre eux, cela permet de se connaître.

Diambéré

Originaire de Mantes-la-Ville, il est revenu s’installer dans le centre depuis 6 ans.  Il regrette les incivilités et notamment que sa  voiture ait été enfoncée à deux reprises. Le quartier dans le centre est agréable à vivre grâce au grand parc. Il y avait des animations mais ça a changé depuis 2-3 ans ; la ville n’est plus aussi dynamique qu’elle l’était. Les bâtiments publics ne sont plus fréquentés comme avant, notamment les CVS où on avait la parole, le lien se créait. Aujourd’hui il n’y a plus de lieu ou d’endroit où s’exprimer sur les difficultés qu’on rencontre, donner notre point de vue sur l’amélioration du quotidien des habitants.

Cette petite fête est une bonne initiative qui permet aux habitants de toutes les générations, les commerçants et les artisans de se réunir, de rigoler, de festoyer et d’échanger. C’est une initiative à développer entre chaque quartier.

William

Travaille dans l’animation sur le Mantois. Mantevillois depuis toujours il habite aux Merisiers. Il regrette que le budget animation sur Mantes-la-Ville soit trop faible, l’absence de sorties et d’activités qui ne peuvent pas se justifier par le seul Plan Vigipirate. Il n’y a plus de salles de CVS disponibles et déplore d’absence de motif sur les refus d’octroi des salles.

Mantes-la-Ville a 20 ans de retard au niveau du tissu associatif. Il n’y a plus d’enfants dans les centres de loisirs car il n’y a plus d’activité ni de matériel. Le maire dit qu’il travaille pour la population mais ce n’est pas la réalité. Il fait des économies mais à quel prix ?

Adamsy

Il constate que rien n’est proposé pour les petits entre à partir de 7 ans et plus. Il y a beaucoup de terrains aux Merisiers mais aucun n’est exploité. Les petits trainent trop dans le centre ; il manque des éducateurs. Au CVS on faisait de la danse et de la musique, des stages de formation. Les choses ont changé.

Christelle

Vient régulièrement aux Merisiers car elle aime les liens qu’il y a. Elle habite en haut du domaine. Le lien social est à cultiver. Il faut oser aller parler avec les gens. Les jeunes du quartier font peur mais c’est juste une idée. Il y avait plus d’animation avant.

Ce qu’il faut retenir du Conseil Municipal du 29 mars 2017

– Des erreurs et des incohérences entre les chiffres soumis à l’opposition en commission et ceux présentés en Conseil Municipal, qui contestent l’extrême rigueur dont se réclame l’adjoint aux finances.
– Une présentation trompeuse du compte administratif et des économies réalisées, 200k€ de « dépenses imprévues » non utilisées ne sont pas des économies, des postes transférés ou supprimés et non remplacés ne sont pas des économies, la suppression des sorties en transport collectif n’est pas une économie, …
– Une ambition politique réduite à la seule rénovation, mise aux normes et investissements contraints.
– Des financements priorisés pour la Police Municipale et la vidéosurveillance sans que cet investissement ne soit objectivement justifié.
– Des cessions immobilières qui gonflent généreusement les recettes. Jusqu’à quand ?
– Des prestations à la population qui diminuent d’année en année et qui sont en deçà de ce que la population mantevilloise est en droit d’attendre de sa commune (crèches, activités périscolaires, service publique, action sociale et culturelle, etc.)
– Des promesses de projets « structurants » pour la ville. Lesquels ? En n’entendrons-nous jamais parler un jour ?
– La vie associative, la promotion culturelle, le dynamisme économique, la rénovation urbaine, le lien social, la citoyenneté et la solidarité encore et toujours laissés pour compte dans le programme politique de la majorité municipale FN de Mantes-la-Ville.

Des constats déjà formulés lors des deux précédents budgets et une conclusion tout aussi identique : l’action politique ne profite pas aux mantevillois qui voient leur cadre de vie se dégrader et leurs contributions fiscales rester au même niveau. M le Maire qualifie son administration de prudente ; au regard des résultats constatés nous pourront la trouver amorphe, paresseuse, dogmatique et inconséquente.

Non, cette gestion « low cost » n’est pas une chance, c’est une désolation.

#FNContreLePeuple

CRIC à BRAC n°4

Le printemps arrive et avec lui la prochaine édition du CRIC à BRAC.
La recette est la même depuis 2014 : de la musique, des expositions, une gratiferia (brocante gratuite), un forum associatif et mille autres surprises qui raviront tous nos visiteurs.
Prenez date pour le samedi 17 juin et prévenez vos voisins, amis et famille. Nous vous attendrons au centre Louis Racaud (22 Bd Roger Salengro à Mantes-la-Ville) à partir de 11h.
 
Nous avons aussi besoin de bénévoles pour organiser tout ça au mieux. Pour 1h ou pour toute la journée venez nous donner un petit coup de main.
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#FNContreLePeuple

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Qui ?

Les dernières élections municipales ont offert une douzaine de villes au Front National. De nombreux habitants se sont inquiétés de voir dans leur commune la mise en œuvre d’une politique d’extrême-droite. Respectueux du résultat démocratique, ils se sont organisés pour observer, analyser et informer leurs voisins des mesures prises par les équipes municipales à majorité Front National. Sur l’impulsion des associations antiracistes SOS Racisme et l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), ces collectifs se réunissaient pour la première fois à Fréjus le 29 juin 2014 avec comme objectifs de partager leurs expériences et de constater les similitudes parmi les décisions prises dans leurs villes respectives.

Ces mouvements citoyens décidèrent de pérenniser leur collaboration mutuelle via la création d’une Coordination Nationale des Collectifs Citoyens (CNCC).

Quoi ?

A l’heure où l’actualité nous livre tous les jours des exemples des dérives possibles de notre système démocratique, le Front National entend toujours se faire passer pour une alternative politique crédible. Sur le terrain, le constat partagé par le réseau du CNCC s’oppose à ce conte fantaisiste déclamé à longueur d’émissions par les représentants de ce parti.

Le CNCC engage donc une campagne numérique pour rendre compte de la réalité des faits, de ce que signifie concrètement l’application de la politique du Front National lorsqu’il est au pouvoir.

Pourquoi ?

S’ils ne sont pas l’apanage du Front National, ses représentants et ses élus cumulent dans leurs déclarations des propos racistes, homophobes et misogynes, dans leurs actions des politiques rétrogrades, violentes, discriminantes et dans leurs administrations une gestion opaque, autocratique, affairiste, clientéliste et népotique.

Comme certains autres élus, ceux du Front National font preuve d’incompétence et cumulent des mandats. Comme certains autres élus, ils abusent du mandat qui leur a été confié pour censurer toute forme d’opposition et tenter d’intimider ceux qui critiquent leur action politique. Enfin comme certains autres élus, ceux du Front National sont aussi confrontés à la justice.
Dans les médias, les représentants du Front National prétendent être les garants d’une gestion rigoureuse et d’un climat apaisé. Ils se font les défenseurs d’une éthique politique, de la liberté d’expression et de la démocratie directe.
Sur le terrain, les actes quotidiens des élus FN démentent les discours nationaux prononcés pour séduire et rassurer. Ce parti dégrade les services à la population, porte atteinte à la liberté d’expression, stigmatise et discrimine ses administrés, brade le patrimoine culturel et immobilier et met à mal l’exercice démocratique local.
Dans les médias locaux et nationaux, le Front National abuse d’argumentations biaisées pour justifier la mise en œuvre d’actions qui vont à l’encontre de l’intérêt général.
Sur le terrain, le Front National applique sa politique idéologique sans discernement et sans prendre en compte le contexte, les enjeux du territoire, les préoccupations des habitants.
Sur le terrain, le Front National agit contre le peuple. Il en ferait de même au niveau national !

La campagne lancée par la CNCC vise à révéler le profond décalage qui existe entre les discours officiels du parti et la réalité des pratiques de ses élus.

Où ? Quand ? Comment ?

La CNCC publiera régulièrement durant la campagne présidentielle et celle des élections législatives ses témoignages compilés depuis 3 ans d’exercice des majorités Front National dans les communes.

Sa démarche vise d’abord et surtout à informer tous ceux qui pourraient se laisser tenter par l’illusion d’une alternative crédible que représenterait le Front National sur les dangers d’installer son candidat à la tête de l’exécutif Français.
Elle invite également les médias à confronter le discours des représentants locaux et nationaux du Front National sur le comportement et l’action réelle de leurs élus. Elle veut faire des éléments factuels publiés dans cette campagne un outil utile pour porter la contradiction face au discours enjôleur du Front National qui travestit la réalité à son profit.

Une réalité qui établit implacablement que le Front National au pouvoir agit contre le peuple.

Les petites phrases du Conseil Municipal (25 janvier 2017)

Vous pouvez retrouver les interventions suivantes dans les enregistrements du Conseil Municipal
– Il n’y a pas de petites victoires
« Vous m’avez posé une question, j’y ai répondu ». M Nauth, maire de Mantes-la-Ville, séance du Conseil Municipal du 25 janvier 2017
Charger la mule
Le Conseil Municipal sur proposition de M le Maire a désigné Mme Geneix pour représenter la commune au conseil d’administration du Foyer des Jeunes Travailleurs (FJT). Rappelons que Mme Geneix est 2ème adjointe, chargée de la politique de la ville, des affaires scolaires, de la petite enfance, de la culture et des affaires sociales. Elle est aussi conseillère communautaire à la Communauté Urbaine Grand Paris Seine Oise. Elle représente également la commune au conseil d’administration du CCAS.
Des paroles et des actes
« C’est très bien la transparence dans la démocratie, mais il doit aussi y avoir des limites à la transparence. L’excès de transparence… » M Nauth, maire de Mantes-la-Ville, Conseil Municipal du 25 janvier 2017
On attend toujours la suite de la phrase.
Argument d’autorité
Mme Peulvast est venue au Conseil Municipal défendre des valeurs et proposer des solutions concrètes pour répondre aux préoccupations des mantevillois. Notamment en ce qui concerne le stationnement autour de la place du marché :
« Quand on va à la superette, ½ heure suffit pour faire ses courses » « j’en appelle à toutes les femmes, elles savent faire les courses » « 30 minutes ça me parait correct »
Bonnes pratiques partagées
L’ayant lui-même employé pour justifier la réduction des activités au CVS Augustin Serre, M le maire aura sans doute été convaincu rapidement par l’argumentaire de la Poste pour justifier la fermeture du bureau de l’avenue Jean Jaures : moins de moyens –> moins de service –> moins d’usagers –> moins d’activité –> beaucoup moins de moyens –> plus du tout de service –> plus du tout d’usagers
Qui ne risque rien n’a rien
Pendant les questions diverses M le Maire a été interrogé sur l’action qu’il aurait pu conduire pour améliorer le stationnement autour de la place du marché, pour apporter un soutien aux personnes qui pourraient être en difficulté suite à la vague de froid, pour éviter la fermeture du bureau de poste de l’avenue Jean Jaures et le possible déménagement de celui rue du Parc ou pour éviter la quasi fermeture du bureau de police nationale. Une seule et unique réponse a été opposée à ces interrogations : rien.
Café du commerce
Laquelle de ces phrases n’a pas été prononcée par M Nauth, maire de Mantes-la-Ville au Conseil Municipal du 25 janvier 2017 ?
A-« Il doit y avoir des limites à tout »
B-« Si vous n’avez rien à vous reprocher vous ne devriez pas être contre la vidéosurveillance »
C-« Le chaud est beaucoup plus sournois et meurtrier »
D-« Patron c’est ma tournée ! »
A petit malin, petit malin et demi