Un Conseil Municipal record

Nous reviendrons en détail sur le Conseil Municipal du 30 mars 2015 dans le prochain numéro du Contrepoint. Malgré tout nous pouvons dès à présent faire quelques remarques générales.

De nombreux citoyens ont pu suivre cette longue soirée et certains ont regretté l’absence d’une rangée de chaises (présente les fois précédentes), qui aurait permis à une dizaine de spectateurs supplémentaires d’assister aux discussions dans de meilleures conditions. La chaleur étouffante de la salle n’a pas aidé non plus au confort des personnes venues assister au conseil.

Mais la durée des débats est plus surprenante encore : 4h50 ! Un record depuis le renouvellement de l’équipe municipale.

Si l’on ajoute l’inconfort évoqué ci-avant à cette durée malheureusement provoquée par des échanges hors de propos et déplacés, il n’est pas étonnant que certains d’entre nous aient été découragés d’aller jusqu’aux dernières délibérations. D’autant que les derniers points, même s’ils ne soulevaient pas de remarques particulières de la part de l’opposition, et les questions diverses ont été prestement expédiés.

La régulation de la température de la salle et la mise à disposition du maximum de chaises permettra à tous – élus comme spectateurs – de participer aux débats dans de meilleures conditions.

Et pour améliorer la qualité de ces débats, nous suggérons vivement aux élus d’opposition et à la majorité municipale de proscrire les échanges exclusivement motivés par la recherche de polémiques stériles et ineptes.

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La Ligue des Droits de l’Homme privée de local associatif

La LDH fut créée en 1898, pour défendre un innocent le capitaine Dreyfus, sur le principe :

tout Homme dont le droit serait bafoué ou la liberté menacée est assuré de trouver auprès de nous aide et assistance

La section locale de cette association loi 1901 utilise depuis une vingtaine d’années un local à Maupomet (bureau pour les archives et les réunions du comité) et tient des permanences au CVS de l’Arche en Ciel des Brouets pour recevoir des citoyens en difficulté.

Pour l’année 2015, le Maire de Mantes-la-Ville dénonce la convention avec l’association et lui demande de libérer ces locaux pour le 31 mars.

Quelle est la motivation de la municipalité : l’intérêt général ou une autre raison ?
– FINANCIÈRE ? Nous doutons de l’intérêt des économies réalisées en ne prêtant pas ce local, lequel ne fournira jamais une ressource financière
– IDÉOLOGIQUE ? La municipalité témoignerait ainsi de son désintérêt pour les moins favorisés de nos concitoyens
– RIVALITÉ POLITICIENNE ? Le maire aurait choisi de « punir » la présidente de la LDH qui est une élue de l’opposition ? C’est faire bien peu de cas des conséquences réelles et de l’intérêt général

Le CRIC dénonce cette mesure qui prive la LDH d’un local pour recevoir les citoyens et s’associe aux actions de soutien pour l’intérêt des plus démunis.

Conseil Municipal du 9 février 2015

Le Conseil Municipal du 9 février 2015 a fait une large place au Débat d’Orientation Budgétaire (DOB). La majorité y présente les grandes tendances financières envisagées pour la conception du budget annuel.

Après une introduction fastidieuse et poussive sur la situation économique internationale, l’adjoint aux finances rappelle les objectifs nationaux de maîtrise des dépenses et de réduction du déficit structurel ainsi que les impacts sur les finances municipales du pacte de responsabilité et de croissance inscrit dans la loi de finance 2015.

INVESTISSEMENTS
_ Ce que la majorité considère comme son principal investissement est « l’assainissement » des finances. Énoncé ainsi, l’on pourrait supposer que les finances de la villes sont « malsaines », ce qui est contredit par l’audit réalisé en 2014. (Pour approfondir). Les orientations budgétaires considérées par le maire et son équipe ne sont pas un investissement, il s’agit bien de choix politiques dont les effets seront à considérer dans le bilan de fin de mandat.

_ Le projet qui demandera le plus d’effort sera la mise en oeuvre d’un groupe scolaire pour le quartier Mantes Université. Rappelons qu’une étude relative à cet investissement faisait déjà partie des principaux projets présentés lors du DOB 2014 (http://www.mairie-manteslaville.fr/pv04_22_04_2014.pdf, p57). Cet engagement n’a pourtant pas été initié l’année dernière par les équipes municipales malgré le caractère impératif du dossier.

_ Des activités pédagogiques sont en étude pour être éligibles à la prorogation du fond d’amorçage des rythmes scolaires. Une nouveauté puisque cette année aucunes activités n’avaient été organisé malgré

_ 1M€ sera affecté au remboursement de la dette. L’adjoint aux finances a par ailleurs rappelé sa volonté à ne pas recourir à l’emprunt pour financer les investissements.

_ Parmi les projets en cours qui seront financés dans le budget 2015 notons les travaux de réhabilitations des écoles et ceux du bas du Domaine de la Vallée et le plan triennal de voirie.
De nouveaux investissements sont envisagés dont un columbarium, la mise en conformité du stade Aimé Bergeal pour répondre aux exigences de la FFF et la mise en conformité des équipements de sécurité de la salle Jacques Brel.

PROJECTIONS
Les taux d’imposition devraient rester équivalents.

La majorité souhaite économiser 5% sur les charges à caractère général. Elle propose la même économie (-5%, soit 700k€) sur les charges de personnel. Selon M. Morin – adjoint aux finances – ces économies seraient en partie déjà réalisées suite aux départs non remplacés de 9 cadres dont les compétences ont été réattribuées au personnel encore présent. Si l’on veut bien admettre que des économies peuvent être réalisées sur les charges de personnel, un doute légitime existe sur la capacité de ces employés municipaux à assumer leurs nouvelles fonctions et multiples casquettes dans les meilleures conditions. Rappelons aussi qu’en 2014 ce poste avait été augmenté de presque 900k€ et revient donc au même niveau qu’avant la prise de fonction de la nouvelle majorité.

LA DÉLIBÉRATION QUI A FAIT DÉBAT
La précédente équipe municipale avait engagé une procédure pour rompre l’engagement de la ville envers l’entreprise VINCI qui exploite le parking rue Jean JAOUEN et ainsi ne plus avoir à verser 100k€ de subvention d’équilibre annuel malgré une exploitation positive. La nouvelle majorité a quant à elle fait voter un avenant à ce contrat, engageant la commune à verser 30k€ au concessionnaire. Pour autant aucune étude comparative n’a été réalisée pour estimer si la solution initiale devait se révéler plus ou moins coûteuse.

L’AUTRE DÉLIBÉRATION QUI A FAIT DÉBAT
Le maire a exprimé d’abord son refus catégorique d’organiser les commémorations du 19 mars – journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc – avant qu’il lui soit rappelé les obligations que lui impose sa fonction.

Décret n°89-655 du 13 septembre 1989 relatif aux cérémonies publiques, préséances, honneurs civils et militaires
Les cérémonies publiques sont organisées sur ordre du Gouvernement, mais également par des autorités locales qui peuvent prendre l’initiative d’instituer des journées de commémoration d’événements historiques, sous la présidence du Préfet ou d’un représentant de l’État. Le Maire est responsable du déroulement des cérémonies publiques dans sa commune.

UN POINT TROUBLANT
Une « charte associative » est en cours de rédaction. Selon le maire, des subventions seront accordées aux associations signataires qui s’engageront alors à défendre un « certain intérêt général ». La lecture de ce document pourra certainement nous éclairer sur les critères d’éligibilité.

UNE INTERVENTION A RETENIR

Celle de M. Jourdheuil, 4ème adjoint. Évoquée dans un précédent billet.

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Le prochain Conseil Municipal aura lieu le 30 mars 2015.

Nos vœux au maire

Il est encore temps d’adresser nos vœux au maire et son équipe.

Des vœux d’humilité tout d’abord en laissant le soin à ses administrés de qualifier ses actions et d’estimer le niveau de courage qu’elles impliquent.
Par exemple lorsque le maire – nouvellement élu – n’est pas allé chez le notaire pour expliquer son refus de signer l’acte de vente de l’ancienne trésorerie en présence des autres interlocuteurs.

Pour ne plus confondre ses engagements avec les attentes des Mantevillois, souhaitons-lui de la lucidité.
Il se rendra compte qu’un contexte très particulier a certainement été plus favorable à son élection que les idées qu’il défend.

Nous espérons également le voir davantage pédagogue.
Nous avons bien compris que les investissements seront drastiquement limités, que sa politique sociale sera confinée à la police municipale et l’installation de caméras de vidéo-surveillance, que sa politique urbaine se résumera à l’entretien des espaces verts du centre-ville avec l’ambition avouée de décrocher cette « 1ère fleur » tant attendue. Mais pourra-t-il nous expliquer les applications concrètes de ces annonces ? Et surtout pourra-t-il nous convaincre de leurs bénéfices pour la ville et ses habitants ?

Comme il ne manque pas de constance – ses éditos répètent invariablement ses promesses de campagne – nous lui souhaitons surtout de la rigueur.
Pour cette nouvelle année il veillera à ne pas trop abuser des amalgames malhonnêtes, de raccourcis simplistes ou d’inexactitudes mensongères.

Nous sommes désolés de ne pas avoir pu lui envoyer ces vœux avant la rédaction de son édito, de l’interview de son adjoint aux finances et la publication de la Note n°99, . Nul doute qu’avec un peu d’humilité, de lucidité, de pédagogie et de rigueur ses propos auraient été bien différents.

17 novembre, chronique d’un conseil municipal ordinaire

Lorsqu’elle n’y met pas expressément un terme, la municipalité se contente de poursuivre tant bien que mal les projets lancés lors de la précédente mandature.

Ne revenons pas sur la question de la salle de prière de nos concitoyens musulmans, les journaux locaux s’en font suffisamment l’écho et on peut faire confiance aux associations concernées pour assurer la défense de leur projet.

Quant aux autres points d’actualité :

– Après plusieurs démissions dans le groupe majoritaire, voici que l’épidémie gagne ceux de l’opposition. Ce conseil a donc vu l’installation d’une nouvelle conseillère municipale dans le groupe Ambition pour Mantes-la-Ville.
– La déclinaison locale des rythmes scolaires. Elle complique visiblement la vie des enfants et des parents, le CRIC s’est attelé à recueillir les données nécessaires pour en faire le bilan réel après un trimestre, à suivre donc.
– La gestion du personnel communal. Après le départ de plusieurs cadres et employés, la municipalité choisit de privilégier les économies en ne compensant pas tous les départs. Souhaitons que les nouveaux soient recrutés avant tout sur des critères de compétences.
– La police municipale accueille trois nouvelles recrues. La décision de les équiper d’armes a t elle été prise en concertation avec l’autorité de l’Etat et comment les missions de cette police municipale sont elles redéfinies ?
L’urbanisme. L’objectif proclamé de la municipalité est surtout de limiter la croissance démographique pour ne pas avoir à développer et améliorer des équipements. La cession de biens immobiliers devant contribuer, là encore à des économies.

Au vu de la modestie de ces projets, on peut se poser quelques questions. S’agit il ici de prudence ou de manque d’ambition ? Une gestion de « bon père de famille » est elle vraiment à la hauteur des enjeux pour une ville de 20000 habitants en région parisienne ?

Débat LFM – Le désintérêt pour la vie politique

Jeudi 4 septembre, le CRIC était invité sur la radio LFM pour débattre d’un sujet au cœur des préoccupations de l’association : le désintérêt des citoyens pour la vie politique.

Bien que le thème ait été justement énoncé, l’auditeur pouvait, à l’issue de ce débat « rester sur sa faim ». Ceci tient, à notre avis à plusieurs raisons :

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