éCRICtoire aux Merisiers, samedi 1er avril 2017

Eric gérant du Franprix

Le 1er avril c’est le jour de l’amitié, nous avons donc souhaité réunir les commerçants, les habitants, les clients et les usagers afin de partager le verre de l’amitié. Cela permet de se connaître, de se reconnaître et d’interpeller les clients qui sont par ailleurs timides.

Nazim patron de RIS

Il est installé professionnellement aux Merisiers depuis septembre 2013 mais habite Mantes-la-Ville et ce quartier depuis 20 ans. Il tient une page Facebook qui compte presque 4000 membres «Je suis de Mantes la Ville… » dans laquelle il essaye de faire parler de la ville et ses habitants. Il manque des structures pour les jeunes et notamment un centre de médiation pour leur permettre de se retrouver, un club ados avec des jeux, un babyfoot. Le CVS n’est pas mis en valeur, il n’y a pas de communication. Il aime bien son quartier et il est heureux que ce rassemblement de samedi permette à de nombreux habitants du quartier de discuter entre eux. Les commerçants ne se parlaient pas trop entre eux, cela permet de se connaître.

Diambéré

Originaire de Mantes-la-Ville, il est revenu s’installer dans le centre depuis 6 ans.  Il regrette les incivilités et notamment que sa  voiture ait été enfoncée à deux reprises. Le quartier dans le centre est agréable à vivre grâce au grand parc. Il y avait des animations mais ça a changé depuis 2-3 ans ; la ville n’est plus aussi dynamique qu’elle l’était. Les bâtiments publics ne sont plus fréquentés comme avant, notamment les CVS où on avait la parole, le lien se créait. Aujourd’hui il n’y a plus de lieu ou d’endroit où s’exprimer sur les difficultés qu’on rencontre, donner notre point de vue sur l’amélioration du quotidien des habitants.

Cette petite fête est une bonne initiative qui permet aux habitants de toutes les générations, les commerçants et les artisans de se réunir, de rigoler, de festoyer et d’échanger. C’est une initiative à développer entre chaque quartier.

William

Travaille dans l’animation sur le Mantois. Mantevillois depuis toujours il habite aux Merisiers. Il regrette que le budget animation sur Mantes-la-Ville soit trop faible, l’absence de sorties et d’activités qui ne peuvent pas se justifier par le seul Plan Vigipirate. Il n’y a plus de salles de CVS disponibles et déplore d’absence de motif sur les refus d’octroi des salles.

Mantes-la-Ville a 20 ans de retard au niveau du tissu associatif. Il n’y a plus d’enfants dans les centres de loisirs car il n’y a plus d’activité ni de matériel. Le maire dit qu’il travaille pour la population mais ce n’est pas la réalité. Il fait des économies mais à quel prix ?

Adamsy

Il constate que rien n’est proposé pour les petits entre à partir de 7 ans et plus. Il y a beaucoup de terrains aux Merisiers mais aucun n’est exploité. Les petits trainent trop dans le centre ; il manque des éducateurs. Au CVS on faisait de la danse et de la musique, des stages de formation. Les choses ont changé.

Christelle

Vient régulièrement aux Merisiers car elle aime les liens qu’il y a. Elle habite en haut du domaine. Le lien social est à cultiver. Il faut oser aller parler avec les gens. Les jeunes du quartier font peur mais c’est juste une idée. Il y avait plus d’animation avant.

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Un samedi matin aux Merisiers, avec vous et des chocolats

Samedi 19 novembre sur la place des Merisiers, devant le Franprix, vous avez pu discuter avec Pascale, Rany, Richard et Jacques en dégustant quelques chocolats. Nous vous rapportons ici ces échanges appréciables et constructifs. N’hésitez surtout pas à donner votre avis ou à compléter une information qui vous semblerait inexacte.

  • Un jeune homme de 25 ans déplore la suppression des créneaux de foot en salle.
  • Le gérant du Rush Hour raconte comment il a transformé en commerce un local inoccupé pendant 11 ans et ses difficultés à s’intégrer dans ce quartier en tant que commerçant, indépendamment du fait qu’il est habitant de ce quartier.
  • Un jeune homme de 28 ans, habitant à la Vaucouleurs, trouve que la ville est sale et qu’il n’y a pas beaucoup de fêtes.
  • Une dame qui habite dans une nouvelle résidence aux Plaisances trouve qu’il règne un fouillis dans la ville. Il manque d’endroits familiaux et d’activités extra scolaires à partager avec les enfants. Elle indique qu’il y a un problème au niveau du périscolaire : le goûter a été réduit ; le fruit a été retiré alors que le prix n’a pas changé. Elle regrette le manque de sortie au centre aéré ; cet été les enfants allaient uniquement au parc pour faire des jeux de ballons ; elle ne comprend pas ce manque d’activité lorsque l’on sait qu’il y a deux piscines à proximité.
  • Un petit garçon qui va à l’école des Merisiers fait du sport en semaine (pancrace, handball) et une activité avec les Scouts de France un weekend par mois.
  • Sofia considère qu’elle paye trop d’impôts par rapport aux services dont elle peut bénéficier dans la commune. Le manque de place en crèche municipale l’a contrainte à prendre un congé parental. Elle va devoir reprendre son travail jusqu’à ce que son fils soit en âge d’aller à l’école. Pendant ce laps de temps de 4 ou 5 mois, elle devra payer une crèche privée (environ 1200€ par mois). En plus de ce manque de service au niveau de la garde d’enfants, elle insiste sur les soucis du périscolaire. Elle déconseille à ses amis de venir s’installer à Mantes-la-Ville du fait des insuffisances en termes d’éducation et d’activités culturelles.
  • Eric, gérant du Franprix depuis 2000, constate que les personnes âgées ont peur de venir au centre commercial dès que la nuit tombe. Il souhaite que l’éclairage soit amélioré et voudrait pouvoir compter sur un médiateur pour résoudre les problèmes d’incivilité.
  • Une dame ne souhaite pas nous parler sinon pour nous dire qu’elle donne la priorité au français (aux Français ? nous vous laissons votre interprétation). Elle accepte néanmoins de prendre un exemplaire du Contrepoint. Espérons qu’elle n’y trouve pas trop de fautes d’orthographe.
  • Sandrine habite les Plaisances et trouve que sa résidence est dégoutante, que les gens sont bruyants et témoignent peu de respect pour les autres. Elle souligne le sentiment d’insécurité lié au manque de luminosité dans la rue Jean Moulin.
  • La pharmacienne des Merisiers pense qu’il manque des commerces et de l’animation mais ne constate pas de problème spécifique lié à la sécurité. Ses clients lui parlent de leurs préoccupations, beaucoup chercherait à déménager.
  • Deux habitants, aux Plaisances depuis 1992 et maintenant grands-parents, nous confient que la propreté du quartier est à revoir. Ils regrettent le manque d’activité pour les adolescents, le manque de poubelles et le manque d’éclairages. Pour eux il y a trop de salles de sport privées et suffisamment de logements alors que les commerces font défaut. Selon la dame, leur quartier serait pire que le Val Fourré où elle travaille. Elle apprécie pouvoir faire ses déclarations CAF, remplir ses papiers administratifs et avoir une aide juridique au CVS Augustin Serre. La fête de quartier bénéficie aussi de son aide.
  • Nous en avons aussi profité pour interroger Les Chats Gabonds en opération de collecte. Cette association créée en 2013 et ses 45 adhérents ont pour objectif d’attraper les chats errants, de les stériliser et de les remettre en liberté. Elle est aidée financièrement par les subventions de la ville, des cotisations de ses adhérents et des produits des manifestations auxquelles elle participe.

 

Merci pour vos témoignages qui constituent, avec ceux déjà récupérés et les nombreux autres à venir, une photographie sincère et inspirante pour améliorer notre ville. La prochaine fois on s’occupera aussi du café !