La mairie met « techniquement » le CRIC à l’écart de la vie associative

forum asso Le forum des associations est un temps fort de la vie associative et permet aux mantevillois de découvrir les activités proposées par les associations et à ces mêmes associations de se rencontrer, d’échanger et éventuellement d’envisager des partenariats. Le guide des associations est un annuaire et à ce titre il se doit de recenser toutes les associations actives agissant sur la municipalité.

De par son investissement, les enjeux qu’il aborde et les nombreux retours positifs que ses actions ont générés depuis sa création, le Collectif de Réflexion et d’Initiatives Citoyennes avait toutes les raisons de penser que sa participation au forum des associations et son inscription au guide des associations 2015/2016 étaient légitimes.

Ce qui n’est pas si évident pour le maire de Mantes-la-Ville qui lui refuse de figurer au guide des associations et de participer au forum du 5 septembre prochain. Le CRIC déplore cette décision et reste sceptique au regard des arguments présentés pour justifier l’exclusion d’une association pourtant signataire de la charte associative.

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Retour sur le Conseil Municipal du 29 juin 2015

Le dernier conseil avant septembre s’est tenu lundi 29 juin dernier. Revenons sur quelques-uns de 28 points à l’ordre du jour.

Il a été demandé au Conseil de se prononcer sur le projet de fusion de la CAMY dont fait partie Mantes-la-Ville avec les communautés d’agglomération des Deux Rives de Seine, de Poissy-Achères-Conflans Ste Honorine, de Seine et Vexin, des Coteaux du Vexin et Seine Mauldre, dans le cadre du schéma régional de coopération intercommunale. Il a été voté un avis défavorable sur proposition du maire qui pointe une méthode « brutale » et non démocratique, une complexité de mise en œuvre et un non-respect du bassin de vie ; arguments partagés par Mme Bauret. Mme Brochot (par procuration) et le groupe Mantes en Mouvement ont voté contre cette proposition tandis que le groupe Ambition pour Mantes-la-Ville s’abstenait.

Parmi les nouvelles créations de poste, nous apprenons le recrutement de 3 Policiers Municipaux. Cette décision a été saluée par M Visintainer.

Les emplois saisonniers adressés aux jeunes mantevillois sont eux, par contre, en nette régression. Seuls 5 postes seront proposés pour renforcer les services dédiés aux espaces verts, quand la municipalité en proposait 40 ces dernières années. Il s’agit pour le maire d’un choix économique (20000€ seraient ainsi économisés) et qui répondrait à des besoins réels.

L’école d’Arts Plastiques verra son nombre de cours divisés par 3 (19 en 2014, 6 en 2015). Il s’agit pour la mairie d’une optimisation de ce service, qui cherche par ailleurs à remplacer le professeur actuellement en place. Un unique paiement annuel sera demandé pour participer à cette activité, le maire précisant qu’il était « techniquement » impossible de prévoir un paiement échelonné sur plusieurs mois.

Le Village des Sports ne sera pas reconduit. Il serait remplacé par un autre dispositif piloté par le CAMV.

Lors de la 10ème délibération le maire nous apprends qu’il n’a jamais été question d’installer une maison médicale à Mantes-la-Ville en lieu et place de l’ancienne trésorerie. Pour rester cohérent dans ses priorités, il souhaite plutôt y installer un nouveau poste de Police Municipale. Pour cela il fait voter une modification dans le budget pour transférer 250000€ prévus en investissement vers le budget de fonctionnement dans le but de financer l’acquisition et l’aménagement de ce très grand bâtiment. L’opposition dans son ensemble votera contre.

Au détour d’une nouvelle demande d’ouverture d’une ligne de trésorerie, nous apprenons que l’ancienne filature Le Blan – rue Camélinat – pourrait être cédée par la municipalité. Quand ? A qui ? Et pour quoi faire ? Nous espérons pouvoir répondre rapidement à ces questions et souhaitons que cette vente suggérée ne scelle pas le sort de ce bâtiment – patrimoine industriel de la ville – et dans lequel Mme Bauret verrait sérieusement voir installé le nouveau poste de police municipale.

Cette proposition, ne semble pas avoir convaincu le maire pour autant, qui reste déterminé à préempter l’ancienne trésorerie lors de la vente du bâtiment entre la CAMY et l’association AMMS. La majorité considère en effet qu’il est « nécessaire » d’accompagner l’augmentation constante de la population par une augmentation des effectifs de police municipale pour assurer de « façon optimale sa sécurité et sa protection ». Il s’agit pour le maire d’appliquer le volet « sécurité » de son programme, en cohérence avec la ligne politique de son parti. Cette mesure, et l’installation prochaine de 6 caméras de vidéosurveillances, seront financées en partie par les économies réalisées sur d’autres « volets » : réduction des activités des CVS, fermeture et non remplacement du local ado, diminution drastique des postes saisonniers, diminution des subventions aux associations, etc.

Plusieurs justifications sont avancées pour argumenter le bien fondé de cet investissement, dont la situation géographique du bâtiment à proximité d’un centre commercial (celui des Merisiers) où il serait constaté un « certain sentiment d’insécurité ». Nous espérons que le compte rendu de l’audit, du sondage ou de la consultation réalisé parmi les habitants de ce territoire et révélant ce « sentiment d’insécurité » sera présenté publiquement et rapidement.

Enfin dans le lot des réponses aux questions diverses, le maire informe l’assemblée que les effectifs de la ville feront prochainement l’objet d’une diminution conséquente. A commencer par les employés contractuels qui ne seront pas reconduits.

Le prochain conseil aura lieu le lundi 21 septembre.

Réduction drastique du budget de l’Ecole d’Arts plastiques

Lors du dernier conseil municipal, M Nauth annonce que le volume hebdomadaire d’enseignement de l’école d’art passera de 24 heures à 6 heures. Nouvelles économies annoncées, touchant un domaine culturel couvrant pourtant un large public en termes d’âges et de motivations.

Cette amputation entraîne mécaniquement la non reconduction du professeur en titre. Son contrat à durée déterminée était pourtant renouvelé sans problème depuis plusieurs saisons, à la satisfaction générale, tant de ses élèves que de ses employeurs.
Il semble très inélégant de lui proposer de postuler comme vacataire aux nouvelles conditions du poste.

Le maire s’appuie également sur la présence d’élèves hors commune, sur des cotisations non réglées, arguments rappelant les pressions déjà rencontrées par exemple sur le financement de la restauration scolaire, visant à exclure et à faire « rendre gorge » sans discernement à certains de nos concitoyens.

Le CRIC se montrera bien entendu attentif à la suite de ce dossier qui se place manifestement dans une certaine continuité de choix visant le tissu associatif et socio-culturel, priorisations et coupes sombres dont les bienfaits pour « la majorité des mantevillois » restent largement à démontrer.