Ça booste sous les pavés, Mantes-la-Ville 3 ans après

Mardi dernier Squale recevait Romain Carbonne dans son émission « Ça booste sous les pavés » pour discuter du CRIC, de Mantes-la-Ville, du FN et de politique.

Vous pouvez écouter l’émission sur le site de Radio libertaire (FM 89.4).

>> https://www.radio-libertaire.net/ <<

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CRIC à BRAC n°4

Le printemps arrive et avec lui la prochaine édition du CRIC à BRAC.
La recette est la même depuis 2014 : de la musique, des expositions, une gratiferia (brocante gratuite), un forum associatif et mille autres surprises qui raviront tous nos visiteurs.
Prenez date pour le samedi 17 juin et prévenez vos voisins, amis et famille. Nous vous attendrons au centre Louis Racaud (22 Bd Roger Salengro à Mantes-la-Ville) à partir de 11h.
 
Nous avons aussi besoin de bénévoles pour organiser tout ça au mieux. Pour 1h ou pour toute la journée venez nous donner un petit coup de main.
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#FNContreLePeuple

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Qui ?

Les dernières élections municipales ont offert une douzaine de villes au Front National. De nombreux habitants se sont inquiétés de voir dans leur commune la mise en œuvre d’une politique d’extrême-droite. Respectueux du résultat démocratique, ils se sont organisés pour observer, analyser et informer leurs voisins des mesures prises par les équipes municipales à majorité Front National. Sur l’impulsion des associations antiracistes SOS Racisme et l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF), ces collectifs se réunissaient pour la première fois à Fréjus le 29 juin 2014 avec comme objectifs de partager leurs expériences et de constater les similitudes parmi les décisions prises dans leurs villes respectives.

Ces mouvements citoyens décidèrent de pérenniser leur collaboration mutuelle via la création d’une Coordination Nationale des Collectifs Citoyens (CNCC).

Quoi ?

A l’heure où l’actualité nous livre tous les jours des exemples des dérives possibles de notre système démocratique, le Front National entend toujours se faire passer pour une alternative politique crédible. Sur le terrain, le constat partagé par le réseau du CNCC s’oppose à ce conte fantaisiste déclamé à longueur d’émissions par les représentants de ce parti.

Le CNCC engage donc une campagne numérique pour rendre compte de la réalité des faits, de ce que signifie concrètement l’application de la politique du Front National lorsqu’il est au pouvoir.

Pourquoi ?

S’ils ne sont pas l’apanage du Front National, ses représentants et ses élus cumulent dans leurs déclarations des propos racistes, homophobes et misogynes, dans leurs actions des politiques rétrogrades, violentes, discriminantes et dans leurs administrations une gestion opaque, autocratique, affairiste, clientéliste et népotique.

Comme certains autres élus, ceux du Front National font preuve d’incompétence et cumulent des mandats. Comme certains autres élus, ils abusent du mandat qui leur a été confié pour censurer toute forme d’opposition et tenter d’intimider ceux qui critiquent leur action politique. Enfin comme certains autres élus, ceux du Front National sont aussi confrontés à la justice.
Dans les médias, les représentants du Front National prétendent être les garants d’une gestion rigoureuse et d’un climat apaisé. Ils se font les défenseurs d’une éthique politique, de la liberté d’expression et de la démocratie directe.
Sur le terrain, les actes quotidiens des élus FN démentent les discours nationaux prononcés pour séduire et rassurer. Ce parti dégrade les services à la population, porte atteinte à la liberté d’expression, stigmatise et discrimine ses administrés, brade le patrimoine culturel et immobilier et met à mal l’exercice démocratique local.
Dans les médias locaux et nationaux, le Front National abuse d’argumentations biaisées pour justifier la mise en œuvre d’actions qui vont à l’encontre de l’intérêt général.
Sur le terrain, le Front National applique sa politique idéologique sans discernement et sans prendre en compte le contexte, les enjeux du territoire, les préoccupations des habitants.
Sur le terrain, le Front National agit contre le peuple. Il en ferait de même au niveau national !

La campagne lancée par la CNCC vise à révéler le profond décalage qui existe entre les discours officiels du parti et la réalité des pratiques de ses élus.

Où ? Quand ? Comment ?

La CNCC publiera régulièrement durant la campagne présidentielle et celle des élections législatives ses témoignages compilés depuis 3 ans d’exercice des majorités Front National dans les communes.

Sa démarche vise d’abord et surtout à informer tous ceux qui pourraient se laisser tenter par l’illusion d’une alternative crédible que représenterait le Front National sur les dangers d’installer son candidat à la tête de l’exécutif Français.
Elle invite également les médias à confronter le discours des représentants locaux et nationaux du Front National sur le comportement et l’action réelle de leurs élus. Elle veut faire des éléments factuels publiés dans cette campagne un outil utile pour porter la contradiction face au discours enjôleur du Front National qui travestit la réalité à son profit.

Une réalité qui établit implacablement que le Front National au pouvoir agit contre le peuple.

Retour sur le Conseil Municipal du 29 juin 2015

Le dernier conseil avant septembre s’est tenu lundi 29 juin dernier. Revenons sur quelques-uns de 28 points à l’ordre du jour.

Il a été demandé au Conseil de se prononcer sur le projet de fusion de la CAMY dont fait partie Mantes-la-Ville avec les communautés d’agglomération des Deux Rives de Seine, de Poissy-Achères-Conflans Ste Honorine, de Seine et Vexin, des Coteaux du Vexin et Seine Mauldre, dans le cadre du schéma régional de coopération intercommunale. Il a été voté un avis défavorable sur proposition du maire qui pointe une méthode « brutale » et non démocratique, une complexité de mise en œuvre et un non-respect du bassin de vie ; arguments partagés par Mme Bauret. Mme Brochot (par procuration) et le groupe Mantes en Mouvement ont voté contre cette proposition tandis que le groupe Ambition pour Mantes-la-Ville s’abstenait.

Parmi les nouvelles créations de poste, nous apprenons le recrutement de 3 Policiers Municipaux. Cette décision a été saluée par M Visintainer.

Les emplois saisonniers adressés aux jeunes mantevillois sont eux, par contre, en nette régression. Seuls 5 postes seront proposés pour renforcer les services dédiés aux espaces verts, quand la municipalité en proposait 40 ces dernières années. Il s’agit pour le maire d’un choix économique (20000€ seraient ainsi économisés) et qui répondrait à des besoins réels.

L’école d’Arts Plastiques verra son nombre de cours divisés par 3 (19 en 2014, 6 en 2015). Il s’agit pour la mairie d’une optimisation de ce service, qui cherche par ailleurs à remplacer le professeur actuellement en place. Un unique paiement annuel sera demandé pour participer à cette activité, le maire précisant qu’il était « techniquement » impossible de prévoir un paiement échelonné sur plusieurs mois.

Le Village des Sports ne sera pas reconduit. Il serait remplacé par un autre dispositif piloté par le CAMV.

Lors de la 10ème délibération le maire nous apprends qu’il n’a jamais été question d’installer une maison médicale à Mantes-la-Ville en lieu et place de l’ancienne trésorerie. Pour rester cohérent dans ses priorités, il souhaite plutôt y installer un nouveau poste de Police Municipale. Pour cela il fait voter une modification dans le budget pour transférer 250000€ prévus en investissement vers le budget de fonctionnement dans le but de financer l’acquisition et l’aménagement de ce très grand bâtiment. L’opposition dans son ensemble votera contre.

Au détour d’une nouvelle demande d’ouverture d’une ligne de trésorerie, nous apprenons que l’ancienne filature Le Blan – rue Camélinat – pourrait être cédée par la municipalité. Quand ? A qui ? Et pour quoi faire ? Nous espérons pouvoir répondre rapidement à ces questions et souhaitons que cette vente suggérée ne scelle pas le sort de ce bâtiment – patrimoine industriel de la ville – et dans lequel Mme Bauret verrait sérieusement voir installé le nouveau poste de police municipale.

Cette proposition, ne semble pas avoir convaincu le maire pour autant, qui reste déterminé à préempter l’ancienne trésorerie lors de la vente du bâtiment entre la CAMY et l’association AMMS. La majorité considère en effet qu’il est « nécessaire » d’accompagner l’augmentation constante de la population par une augmentation des effectifs de police municipale pour assurer de « façon optimale sa sécurité et sa protection ». Il s’agit pour le maire d’appliquer le volet « sécurité » de son programme, en cohérence avec la ligne politique de son parti. Cette mesure, et l’installation prochaine de 6 caméras de vidéosurveillances, seront financées en partie par les économies réalisées sur d’autres « volets » : réduction des activités des CVS, fermeture et non remplacement du local ado, diminution drastique des postes saisonniers, diminution des subventions aux associations, etc.

Plusieurs justifications sont avancées pour argumenter le bien fondé de cet investissement, dont la situation géographique du bâtiment à proximité d’un centre commercial (celui des Merisiers) où il serait constaté un « certain sentiment d’insécurité ». Nous espérons que le compte rendu de l’audit, du sondage ou de la consultation réalisé parmi les habitants de ce territoire et révélant ce « sentiment d’insécurité » sera présenté publiquement et rapidement.

Enfin dans le lot des réponses aux questions diverses, le maire informe l’assemblée que les effectifs de la ville feront prochainement l’objet d’une diminution conséquente. A commencer par les employés contractuels qui ne seront pas reconduits.

Le prochain conseil aura lieu le lundi 21 septembre.

Conseil Municipal du mardi 26 mai 2015

Prenez « 10 minutes » pour écouter l’intégralité du Conseil Municipal du mardi 26 mai 2015 – en exclusivité sur la chaîne Youtube du CRIC.

Avec seulement 16 élus (sur 22), le groupe majoritaire ne représente pas le quorum nécessaire à la tenue du Conseil (17 élus présents). Aussi les 3 groupes d’opposition ont décidé de quitter la séance et donc d’ajourner ce Conseil qui devra être reporté.

Avant cette interruption, M Visintainer revient sur le tweet relatif au FC Mantois de M Morin et lui demande de démissionner ou, à défaut, à M le Maire de lui retirer ses délégations. L’enregistrement ci-dessous vous propose de suivre les échanges entre l’opposition et le 1er adjoint.

Un Conseil Municipal record

Nous reviendrons en détail sur le Conseil Municipal du 30 mars 2015 dans le prochain numéro du Contrepoint. Malgré tout nous pouvons dès à présent faire quelques remarques générales.

De nombreux citoyens ont pu suivre cette longue soirée et certains ont regretté l’absence d’une rangée de chaises (présente les fois précédentes), qui aurait permis à une dizaine de spectateurs supplémentaires d’assister aux discussions dans de meilleures conditions. La chaleur étouffante de la salle n’a pas aidé non plus au confort des personnes venues assister au conseil.

Mais la durée des débats est plus surprenante encore : 4h50 ! Un record depuis le renouvellement de l’équipe municipale.

Si l’on ajoute l’inconfort évoqué ci-avant à cette durée malheureusement provoquée par des échanges hors de propos et déplacés, il n’est pas étonnant que certains d’entre nous aient été découragés d’aller jusqu’aux dernières délibérations. D’autant que les derniers points, même s’ils ne soulevaient pas de remarques particulières de la part de l’opposition, et les questions diverses ont été prestement expédiés.

La régulation de la température de la salle et la mise à disposition du maximum de chaises permettra à tous – élus comme spectateurs – de participer aux débats dans de meilleures conditions.

Et pour améliorer la qualité de ces débats, nous suggérons vivement aux élus d’opposition et à la majorité municipale de proscrire les échanges exclusivement motivés par la recherche de polémiques stériles et ineptes.